Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Mon Chemin vers Compostelle
  • Mon Chemin vers Compostelle
  • : la préparation de mon futur pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle mais aussi diverses informations sur la voie Genève - Le Puy (via Gebennensis).
  • Contact

Recherche

Suivez-moi sur...

logo twitter   facebook
 
27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 15:40

Voila déjà quelques semaines que je n'ai pas écrit d'article sur mon blog. Et ce pour une simple raison, cela fait déjà un mois que je suis privé de chemin...à cause d'une blessure tout ce qu'il y a de plus bête.

Dans mon dernier article je vous racontais comment j'avais accueilli Sylvie la pèlerine pendant qu'elle effectuait son chemin entre Genève et Conques. J'avais choisi, puisqu'elle prenait une journée de "repos" chez moi, de lui faire visiter le parc régional du Pilat et nous avions passé la journée à marcher sur des chemins de montagne très caillouteux, beaucoup plus que ne l'est le GR65.

Tous les deux chaussés de sandales de marche, aidés par des bâtons indispensables, nous avions été prudents et n'avions pas chuté de la journée !

C'est le soir, tout bêtement, qu'en sortant de ma douche j'ai glissé et me suis violemment cogné la cheville au niveau de la malléole interne. Choc très douloureux avec une petite éraflure insignifiante accompagnée d'une belle bosse que j'ai essayé de faire dégonfler avec des glaçons.

Deux jours plus tard la douleur commençait à s'estomper alors que mon pied prenait une belle couleur bleue et que l'oedème était en train de dégonfler. Cette évolution ainsi que le départ de Sylvie qui continuait son chemin m'ont donné envie d'avancer de quelques semaines mon départ pour Genève.

Pourquoi Genève ? Si vous avez tout suivi de mes étapes, j'ai déjà effectué le trajet aller-retour entre Les Abrets et le Puy en Velay (230 km x 2) et il me reste donc la partie Genève - Les Abrets à découvrir (130 km).

Afin de préparer au mieux mon grand départ pour Compostelle début 2013 j'ai donc décidé d'aller en train jusqu'à Genève et d'effectuer le chemin de saint Jacques de Genève à Chavanay, près de chez moi, soit environ 240 km.

Et hop ! un matin au saut du lit je me dis que je pars le lendemain pour Genève ! Me voila donc à préparer mon sac que je n'ai eu de cesse de faire et défaire ces derniers temps. Préparation logistique aussi (vider le frigo de ce qui risque de se périmer pendant mes deux semaines d'absence, etc.) et en début d'après-midi j'étais fin prêt !

Et c'est là que j'ai commencé à avoir mal à ma cheville... une douleur intense autour de la malléole...qui a augmenté la nuit suivante, m'obligeant à différer mon départ. Je vous résume la suite, médecin, puis urgences, radio (rien de cassé ouf !) mais une grosse infection interne que je dois soigner avec une couverture de 3 antibiotiques...durs à supporter.

L'infection passe petit à petit mais la cicatrisation de cette plaie qui me paraissait bénigne se fait très très longue...au point que plus d'un mois après elle n'est toujours pas terminée et ma cheville encore bien douloureuse...

Mais le pire est que mon moral était tombé à peu près au niveau de ma cheville...privé que j'étais de me lancer sur ce chemin. Dur de reprendre confiance alors que j'étais déjà parti dans ma tête...heureusement certaines de mes amies ont su trouver les mots pour me remotiver...

Il me suffit seulement d'attendre d'être complètement rétabli. J'espère pouvoir envisager un départ de Genève dans la deuxième quinzaine de septembre...et jusque là je suis très très prudent en sortant de ma douche...et en y entrant aussi d'ailleurs ;)

 

Repost 0
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 06:02

En langage télévisuel on appellerait cela un cross-over (épisode d'une série TV dans lequel apparaissent des personnages appartenant à une autre série).

 Ici c'est le blog "Radiocamino" qui rencontre "Mon chemin vers Compostelle". En effet, Sylvie la pèlerine effectue cet été son pèlerinage sur la voie Gebennensis de Genève au Puy et même au-delà.

Elle a gentiment accepté de faire halte chez moi lors de son arrivée vers Chavanay. Une formidable rencontre entre une pèlerine confirmée et un néophyte. Et très originale aussi car on aurait pu l'intituler "quand une pèlerine belge qui préfère le bon vin à la bière rencontre un pèlerin qui habite au pays du vin et qui ne boit que de la bière" !!

  Sylvie-et-Christian02.JPG

Très enjouée (le chemin n'y est pas pour rien...) elle le raconte avec fougue, me conseillant sur certains "points" du chemin à ne pas manquer, haltes, paysages, accueils.

Plein de conseils aussi dont ce fameux contenu du sac à dos car le sien arrive à 5,7 kg ! Mais le pire est quand elle sort devant moi des objets qui me paraissent lourds et pas indispensables (elle en parlera certainement d'ailleurs dans un de ses prochains articles).

Les chaussures aussi sont notre point commun car j'utilise depuis quelques semaines des sandales de marche, là aussi sur les conseils trouvés sur son blog

Mais bon, ce séjour n'a pas été consacré qu'au "travail"  mais, comme elle l'a prolongé d'une journée, de visites dans le parc du Pilat. Au programme balades entre 1200 et 1400 m d'altitude, bon repas le midi dans une auberge typique du Pilat, la Jasserie (un circuit habituel pour moi et qui me permet de me ressourcer) et enfin passage à la magnifique chapelle de Saint-Sabin.   11-05-29-Pilat-008.jpg

Mais tout séjour a une fin...et Sylvie a repris son chemin en direction du Puy. 12-07-29 Sylvie la pèlerine 05Nous resterons en contact bien sûr et vous pouvez suivre son cheminement sur sa page Facebook.

 

Bon chemin à toi Sylvie !!

 

 

 

 

 

 

Repost 0
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 07:05
Un reportage-vidéo de mativi-midipyrenees.fr sur le cheminement de 4 pèlerins sur la via Tolosane, leur étape en gîte où les accueillent des hospitaliers bénévoles au rôle très important.
 
En 2011, plus de 180 000 pèlerins sont arrivés à  Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice. Nous avons rencontré Yves, Hélène, Annie  et Henri juste avant leur arrivée à Toulouse. Partis d'Arles, il y a une semaine, ils enchaînent les kilomètres. Leur quotidien : spiritualité, bonne humeur, fatigue et courbatures.

Repost 0
22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 11:04
            citation 001
 
Le pèlerin, c'est le marin de la terre ferme
 
Son étape du jour c'est un peu comme une escale.
Son chemin sinue comme la voie qui évite les récifs.
 
Le pèlerin, comme le marin, ne s'encombre que de l'essentiel.
Les deux se sentent si fragiles face à la rudesse du climat,
Leurs pensées vont vers les leurs, laissés au loin.
 
Solidarité, partage, entraide, habitent le pèlerin comme le marin.  
L'église au loin l'oriente comme un phare à l'horizon.
 
Le gîte, comme une taverne, lui permet de rencontrer d'autres compagnons,
Ensemble ils évoquent leurs voyages, partagent le verre de l'amitié.
Et quelque fois la soirée se termine par des chants...de pèlerin...ou de marins !
 
  Et le lendemain, chacun repart, avec une seule envie, l'arrivée...
Et quand celle-ci se présente, c'est l'aboutissement, la joie.
Mais une voix se fait entendre, qui rappelle le pèlerin, le marin
Qui déjà pensent à un nouveau chemin, à une nouvelle traversée...  
 
  Christian
 
          
Repost 0
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 10:53
La première vidéo de BFMTV illustre bien la pluralité des motivations qui peuvent habiter les pèlerins qui partent vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
 
La suivante met en avant le grand nombre de nationalités différentes représentées par les pèlerins.
Je précise que le pourcentage annoncé de 70% d'étrangers doit être celui des pèlerins passant à Saint-Jean-Pied-de-Port mais ce n'est pas celui des pèlerins arrivant à Saint-Jacques-de-Compostelle (les Français n'y représentant que 4,45 % comme indiqué dans un de mes articles précédents).


C'est enfin l'aboutissement, l'arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle où les pèlerins pourront se voir remettre la compostella, ce document qui prouve qu'ils ont bien efectué le fameux pèlerinage :
Repost 0
19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 11:09

Si vous êtes un fidèle de ce blog vous vous souvenez peut-être de Sylvie la pèlerine, originaire de Belgique ? Son blog est une riche source d'informations sur les chemins de saint Jacques, informations tirées des plusieurs voies qu'elle a déjà parcourues.

    sylvie pèlerine

Cette année Sylvie effectue la via Gebennensis, de Genève au Puy en Velay, cette voie dont je vous parle depuis quelques mois. Nul doute qu'à son retour chez elle elle nous relatera avec détail son aventure mais en attendant elle nous fait profiter, via sa page Facebook, de quelques très belles photos et impressions sur sa première partie de voyage.

 

Je vous invite donc à la suivre, comme je le fais quotidiennement !

 

 

Repost 0
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 15:49

De temps à autre l'actualité vient ternir l'image quelque peu idyllique que l'on se fait du Chemin : accident, vol, agression...

Le week-end dernier une pèlerine âgée d'une soixantaine d'années a été agressée et violée alors qu'elle effectuait de l'auto-stop.

 

Lorsque l'on fait le Chemin on rencontre plein de gens sympathiques : d'autres pèlerins, des accueillants, des habitants, commerçants, etc. Au bout de quelques jours de marche on a l'impression d'être un peu hors du monde. Mais le monde est toujours là, avec aussi son côté négatif. Le pèlerin, comme tout individu, n'est pas à l'abri d'une agression. Le fait d'être isolé peut le rendre d'ailleurs plus fragile.

 

La première chose est de relativiser. Non pas que je veuille dédramatiser l'acte sordide relaté dans l'information ci-dessus mais il y a malheureusement tous les jours des agressions, des viols. On peut se poser d'ailleurs la question de savoir si la victime de l'agression citée ci-dessus n'avait pas été une pèlerine effectuant le chemin de Compostelle, en aurait-on autant parlé ?

 

La même chose aurait pu arriver dans "la vie courante". Mais il est vrai que pour les néophytes à qui l'on parle de voyager seul(e) sur le Chemin pendant plusieurs centaines de kilomètres, la question "Et tu n'as pas peur ?" revient souvent. Le Chemin n'est heureusement pas un lieu propice à l'insécurité. Du moins pas plus qu'un autre.

 

Alors comment se préparer à tout ça ?

Déjà, la situation du pèlerin fait qu'il n'arbore généralement pas de bijoux ou objets pouvant attirer l'attention. De plus, son seul sac à dos ne transporte normalement pas d'ojets de valeur. Mais le vol n'est pas le seul motif d'agression et celle-ci peut être provoquée par un simple regard, une parole mal comprise ou la simple envie d'agresser quelqu'un.

 

Pour ce qui est du viol là aussi, il faut relativiser : des milliers de femmes seules parcourent chaque année le Chemin de Compostelle et ce type d'agression est heureusement très rare !

 

Si je ne devais donner qu'un seul conseil celui-ci serait de ne pas s'éloigner du chemin. En effet, celui-ci est assez fréquenté et même si vous pensez avoir trouvé un raccourci en lisant votre carte, vous ne savez pas toujours vers quoi vous vous aventurez.

Les riverains du Chemin sont aussi habitués à voir défiler des pèlerins et leur attention ne manquera pas d'être attirée si une voiture s'arrête à hauteur de l'un d'eux ou si une discussion a l'air de s'envenimer.   

 

Comment se comporter ?

Pour ce qui est de l'attitude à avoir pour éviter une agression de ce type, n'étant pas une femme moi-même, je préfère vous renvoyer au site d'Anick-Marie, la globestoppeuse.  Dans une interview elle donnait quelques conseils qu'il n'est certainement pas inutile d'appliquer, sachant que l'auto-stop est un mode de transport susceptible d'être bien plus dangereux que de marcher sur le Chemin de Compostelle !

 

En-dehors du Chemin, lors d'une étape par exemple, évitez de vous aventurer seule la nuit dans des quartiers que vous ne connaissez pas. Et cette règle, valable aussi bien pour les hommes que pour les femmes, n'est pas trop difficile à appliquer par les pèlerins (sauf certains joyeux fêtards  ) car entre deux bonnes journées de marche...la nuit est plutôt destinée à être réparatrice !

 

Voyager seul(e) ou pas ?

Il n'y a que vous qui puissiez dire si vous préférez voyager seul(e) ou pas. Certains préfèrent cheminer dans la solitude, celle-ci permettant de méditer, d'avoir une sensation de plus grande liberté, d'être maître de son rythme de marche, ... D'autres ne se sentiront bien qu'en compagnie d'autres pèlerins. Pour ceux-là, pas la peine de s'obliger à voyager à plusieurs dès le départ, le Chemin est ainsi fait que, et c'est bien connu des pèlerins, n'est seul que celui qui le veut bien !

En effet, le Chemin permet de multiples rencontres et, par affinités, vous trouverez votre compagnon de route de quelques heures ou de plusieurs jours.

 

En résumé :

Faites votre Chemin en confiance, sans trop vous en éloigner et tout en respectant une certaine prudence, comme vous le feriez dans la vie de tous les jours.

 

 

 

Repost 0
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 20:41

        retour à conques

 

Présentation de l'éditeur :

Partis du Puy-en-Velay, deux marcheurs entreprennent la grande randonnée 65 qui, à travers la Haute-Loire, la Lozère et l'Aveyron, les conduira à Conques. Neuf jours de voyage pour un peu plus de deux cents kilomètres, en suivant l'un des itinéraires historiques du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

De chapelles en forteresses, les siècles parlent comme parle chaque jour un peu plus ce village où les voyageurs ont tissé des amitiés et pris des habitudes : Conques, tapi dans les derniers soubresauts des monts du Rouergue.

Après cette traversée de l'espace et du temps propice aux égarements et aux souvenirs, Jean-Claude Bourlès a publié dans la même collection Le Grand Chemin de Compostelle et Passants de Compostelle.

 

Mon avis :

Pour moi Jean-Claude Bourlès était, avant que je ne lise un de ces ouvrages, intiment lié au chemin de Compostelle. D'origine bretonne, né en 1933, il écrit Retour à Conques après son premier pèlerinage sur le chemin de Saint Jacques.

Dès les premières pages j'ai été très rapidement plongé dans cet univers presque intemporel dont il nous ouvre les portes. Car ce voyage en direction de Conques peut se dérouler il y à 20 ans, 5 ans ou ...hier ! Il a l'art de mettre en avant les personnages tout d'abord, non pas les autres pèlerins mais les gens qu'il rencontre. Les paysans, les habitants, leur histoire et celles de leurs ancêtres.

Il a l'art aussi de présenter chacun des villages traversés, de les décrire tels qu'ils étaient il y a de cela plusieurs siècles. Quand on lit ce livre on a l'impression de suivre le chemin et d'admirer les paysages avec l'auteur.

Mais au-delà de ce chemin chargé d'histoire, il nous relate aussi une certaine philosophie de la vie, cette vie qui passe, les amis qui sont là et qui un jour n'y sont plus...

Repost 0
19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 16:58

Lorsque vous parlez autour de vous du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle vous avez remarqué que bien souvent votre interlocuteur a un de ses proches qui l'a fait, ou une de ses connaissances, ou encore l'a fait lui-même, en totalité ou en partie.

Ces dernières années un engouement assez net pour ce pèlerinage se fait ressentir, avec ses avantages et ses inconvénients. L'affluence est accrue lors des années jacquaires (année sainte compostellane), c'est-à-dire chaque fois que le jour de la Saint Jacques tombe un dimanche, ce qui se produit quatre fois tous les 28 ans. La prochaine aura lieu en 2021...

Mais combien de pèlerins effectuent réellement le Chemin ?

Le bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle publie des statistiques précises sur le nombre de pèlerins qui s'y présentent chaque année.

Je rappelle que pour être reconnu et validé par la délivrance de la compostella le pèlerin doit avoir effectué au moins :

- à pied (ou à cheval) les 100 derniers kilomètres avant Saint-Jacques-de-Compostelle,

- à vélo les 200 derniers kilomètres avant Saint-Jacques-de-Compostelle.

Dans les deux cas ceci est vérifié par l'apposition d'au moins deux tampons par jour sur le carnet du pèlerin sur cette même distance.

En dehors des années jacquaires on constate une très nette augmentation du nombre de pèlerins.

    Compostelle-stats-2012-01.jpg

Entre 2005 et 2011 le nombre de pèlerins a pratiquement doublé.

Les statistiques de l'année 2011 nous apprennent que :

Population :

57,7 % sont des hommes (105831)

42,3 % sont des femmes (77535)

 

Mode :

83,5 % ont effectué le pèlerinage à pied (153065)

16,3 % à vélo (29949)

0,19 % à cheval (341)

0,01 % en fauteuil roulant (11)

 

Motivation :

50,8 % pour des raisons religieuses et culturelles (93147)

43,1 % pour des raisons religieuses (78969)

6,1% pour des raisons culturelles (11250)

 

Âge :

28,4 % avaient moins de 30 ans (52142)

57,7 % avaient entre 30 et 60 ans (105736)

13,9 % avaient plus de 60 ans (25488)

 

Nationalité :

53,35 % Espagne (97822)

9,05 % Allemagne (16596)

6,64 % Italie (12183)

4,72 % Portugal (8649)

4,45 % France (8166)

2,03 % Etats-Unis (3726)

1,46 % Irlande (2677)

1,31 % Pays-Bas (2398)

1,30 % Royaume-Uni (2389)

1,29 % Canada (2362)

etc.

je n'ai reporté que les 10 premières données mais vous pourrez consulter l'ensemble de ces statistiques sur le document mis à disposition par le le bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Ces données ne reflètent que les pèlerins qui sont arrivés à Saint Jacques et non pas tous ceux qui se sont arrêtés avant, n'effectuant qu'une partie du Chemin chaque année.

 

Pour mieux comprendre l'ampleur de l'augmentation du nombre de pèlerins sur le Chemin, l'Association des Amis de Saint-Jacques en Pyrénées Atlantiques nous donne les statistiques enregistrées à leur accueil de Saint-Jean-Pied-de-Port :

2010 : 35698 pèlerins

2011 : 39675 pèlerins

soit une augmentation de 11 % alors que 2010 était une année jacquaire. Et encore ces chiffres ne représentent que les pèlerins qui se sont présentés auprès de l'accueil de l'association !

Nul doute que ce phénomène va s'accentuer en 2012 et les années prochaines. Décidemment, le pèlerin, que certains s'imaginent seul sur le chemin, va l'être de moins en moins   et c'est tant mieux !

Repost 0
18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:55
Cette chanson d'Anne Sylvestre a accompagné mes premiers pas sur le Chemin. De belles paroles qui vous mettent dans les pas d'un pèlerin. Depuis, elle est toujours présente en moi et vient de temps en temps rythmer ma marche... 

 

 

 

 

COMPOSTELLE de Anne Sylvestre

 

Qu'est ce qui te pousse

Quelle est la secousse

Qui a décidé pour toi ce chemin

La source vive

Celle qui te motive

A-t-elle jailli d'un seul coup sous ta main

Pour que ta quête

Un jour te projette

Tout seul sac au dos en humble pèlerin

Pour que ton rêve

Aujourd'hui soulève

Autant de poussière en mon pauvre jardin.

 

La route est longue jusqu'à Compostelle

Pour qu'on s'y attelle

Faut avoir du coeur

Le temps n'est plus de faire mes bagages

Le pèlerinage

Me fait toujours peur.

 

Bien que je sache

Que rien ne m'attache

Et que je pourrais suivre aussi la même voie

C'est dans ma tête

Que toujours secrète

Se trace une route où je m'en vais parfois

La marche lente

S'étire et serpente

Je tangue et chemine le long des coteaux

Mais mon voyage

N'est fait que de mirages

O toi pèlerin prête-moi ton manteau.

 

La route est longue jusqu'à Compostelle

Pour qu'on s'y attelle

Faut avoir du coeur

Le temps n'est plus de faire mes bagages

Le pèlerinage

Me fait toujours peur.

 

S'il est d'usage

Comme au Moyen-Age

D'envoyer quelqu'un à sa place marcher

Dans tes prières

Sois mon mandataire

De mon catéchisme j'ai tout oublié

Les paysages

Seront mes bagages

Que tu garderas au fond de tes yeux clairs

Sous quelques toiles

A la belle étoile

Tu feras ton lit dans la douceur de l'air.

 

La route est longue jusqu'à Compostelle

Pour qu'on s'y attelle

Faut avoir du coeur

Le temps n'est plus de faire mes bagages

Le pèlerinage

Me fait toujours peur.

 

Sur cette route

Tu feras sans doute

De belles rencontres on te tendra la main

Et dans les gîtes

Où parfois on s'abrite

Tu ne seras qu'un parmi d'autres humains

D'un pas tranquille

Villages et villes

Défileront comme grains de chapelet

Si tu trébuches

Ne crains pas les bûches

Cette marche est bien celle que tu voulais.

 

La route est longue jusqu'à Compostelle

Pour qu'on s'y attelle

Faut avoir du coeur

Le temps n'est plus de faire mes bagages

Le pèlerinage

Me fait toujours peur.

 

Quand la dernière

Des pluies printanières

Aura baptisé ton voyage fervent

Et quand plus vite

Tes pieds qui méditent

T'auront emmené encor plus loin devant

Va faire escale

Auprés des cathédrales

N'oublie pas surtout de bien les saluer

Pour moi qui reste

Sans faire un seul geste

Et qui ne suis qu'une nomade arrêtée.

 

La route est longue jusqu'à Compostelle

Pour qu'on s'y attelle

Faut avoir du coeur

Le temps n'est plus de faire mes bagages

Le pèlerinage

Me fait toujours peur.

Repost 0